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 Une nuit de réflexion [Uriel]

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Say'Ui Hantar
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MessageSujet: Une nuit de réflexion [Uriel]    Lun 23 Jan 2012 - 17:46

Le réveil fut bien difficile en ce doux matin. J’avais encore bu plus qu’il n’en faut. J’avais la bouche pâteuse et des relent d’alcool. Je m’étais assise sur le bord du lit durant de longues minutes tant la tête me tournait. Je me jurais que ce soir je ne boirais pas un goute d’hydromel ou autre délicieux alcool. Je m’étais ensuite levée en soupirant comme une vieille à la peau ridée. D’un pas lent et lourd j’étais descendu dans la cuisine où je pris mon petit déjeuné. Ensuite j’effectuais une rapide toilette corporelle et enfilais mon uniforme. D’un pas trainant je me rendis à la caserne. On me donna un ordre de mission. Je devais interroger un homme concernant un trafique d’armes pour la résistance. Rien de bien folichon. J’en avais, tout au plus, pour la matinée.

Je m’étais donc rendue aux geôles qu’il y avait sous la caserne. Après quelques heures de torture l’homme parla. Le trafic se faisait de nuit, sur les quais du port. Le prochain chargement aurait lieu dans deux petits jours. J’eus un sourire satisfait. L’homme était en piteux état mais il allait tout de même finir à l’arène. Comme tous les criminels.

Le reste de la journée se passa tranquillement. Je patrouillais dans les rues de la capitale avec d’autres soldats. Une journée calme. Nous arrêtâmes deux voleurs à l’étalage. Ils allaient passé un long séjour à l’arène. Ma journée me semblât bien trop calme. Je m’ennuyais, j’avais hâte d’être au soir pour me rendre dans une taverne et boire jusqu’à plus soif. Je sais, je m’étais promis de ne pas boire mais que voulez-vous je suis une alcoolique.

Mon regard se posa sur une tahora, une esclave surement. Elle me rappela fortement mon aimée. Je soupirais tristement à son souvenir. Qu’aurait-elle dit de moi si elle me voyais? J’étais assez violente, une vrai poivrotte et surtout je broyais bien des fois du noir. L’un de mes collègue se fit bousculer par la tahora, il décida de se venger en la poussant fortement. Elle tomba sur les fesses ce qui fit rire mes compagnons d’armes. Pauvre fille. J’eus un sourire triste, comme pour lui dire « Ne t’en fait pas, ceux ne sont que des cons ». Elle se releva avec une certaine lenteur. Il faut bien avoué qu’elle avait l’air affamé cette demoiselle. Ses maître devait mal la nourrir. Un mzékils hurla alors un nom. Son nom. Une lueur de panique s’anima dans ses yeux sans vie. Elle se tourna vers celui qui devait être son maître et s’excusa. L’homme la frappa violement, ce qui causa l’hilarité de mes camarade. Vivement que cette journée se termine.

L’heure de la fin était là. Je fis mon rapport à la caserne. Une fois fait je pris la direction d’une taverne. Une fois arrivée je commandais une bouteille d’hydromel. Je me servis un premier verre, puis un second. Je buvais vite, je voulais oublier cette journée. Une journée ennuyeuse à mourir. Je soupirais doucement. Une fois que j’eus finie la bouteille je pris le chemin de ma maison. Pour une fois je n’étais pas ivre morte. Je croisais des collègues qui me tinrent le crachoir une bonne demi heure. Une fois qu’il n’y eu plus de potins à conter ils se remirent en route. La patrouille de nuit était souvent composé de jeunes recrues. J’haussais les épaules, comme si cette pensé n’avait aucune valeur.

Je marchais dans les rues sombres de la capitale, me dirigeant vers mon domicile. Je songeais encore une fois au passé. Comment en étais-je arrivée là? J’étais si joyeuse et ouverte d’esprit autrefois… quand maman était en vie. Je portais une main vers mon front. Cela n’avait aucune sorte d’importance. Je secouais la tête de gauche à droite. Je devais commencer à vivre dans le présent, mais… cela semblait si difficile. Tellement impossible. Mon présent n’est que massacre, alcool et soumission à un régime que je ne cautionne pas vraiment. Asservir nos cousins, les tahoras, cela était indigne. Je poussais un léger soupire. Je me rendis compte que j’étais sur la grand’place.

Je m’assis sur un banc, près d’une fontaine. Je songeais à ce régime dictatorial. Comme si l’empereur était un Dieu. Blasphème. Je me mordis la lèvre inférieur à cette pensée. Je regardais le va et vient des gens. Combien de temps cela allait-il encore durer. Et si l’Enac existait vraiment? Et si elle pouvait réellement changer le monde? Je levais les yeux au ciel et admirais les étoiles. Les yeux des Dieux, disait ma mère. Thaä me garde mais je songe de plus en plus à rejoindre la résistance en tant qu’agent double. Je n’aime pas faire le mal, enfin je n’aime plus. Autrefois, quand j’étais plus jeune et plus folle, j’aimais tuer. Tuer ceux qui s’opposaient à l’Empire. Mais aujourd’hui je doute de la légitimité de ce gouvernement. Les gens vivent dans la peur. Je baissais la tête et fixais un instant le sol pavé. J’eus une mimique sinistre. Le changement approchait, j’en étais plutôt convaincue. Il y avait trop de patrouilles détachée pour la recherche de cette tahora aux yeux vairons.

Des bruits de pas me tirèrent de mes pensés. Quelqu’un s’approchait de moi. Discrètement je posais la main droite sur mon épée, prête à dégainer.
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Uriel Crowens
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Sam 4 Fév 2012 - 11:43

Uriel frissonna soudain un dans son armure bleu et or : la journée n'était pas terrible. Pourtant rein ne semblait à même de venir troubler la quiétude monotone des lieux mais le garde ne se sentait pas à son aise. Mettant ça sur le compte de l'ennui mortel qui étreignait comme chaque jour sa poitrine cachée par une épaisse plaque de fer, le jeune homme balada une nouvelle fois son regard sur la grand place. Personne bien entendu ne pouvait le savoir à cause de son heaume intégral qui dissimulait où son regard se portait mais Uriel en réalité n'était plus très attentif. Observant le lent défilé des gens, le jeune homme se surprit à reluquer une femme ou l'autre ou à observer une patrouille passer calmement dans la rue. D'un ton absent, il souhaita la bienvenue à un groupe d'étudiants précédé de leurs professeurs qui devisaient à voix basse de choses compliquée comme la psychologie et la double personnalité. Tentant de suivre le petite discussion alors que le groupe s’arrêtait sous les arches menant à l'intérieur du grand bâtiment impérial, il fut surprit dans ses pensées par deux jeunes filles qui s'était plantées juste en face de lui. Les deux humaines gloussèrent et l'observèrent sous toutes les coutures, tentant apparemment de savoir si il y avait un humain derrière toute cette masse de fer où si j'étais juste un simple Golem stupide. Courroucé par ce manque de respect, le garde baissa soudain la tête sur eux en articulant ''que voulez vous ?" d'une manière si intimidante que les deux enquiquineuses repartirent dans les rangs sous l'oeil amusé de l'un des deux professeurs. Le second ordonna soudain à ses élèves de le suivre tandis que l'autre qui avait assisté à la scène restait en retrait. Le vieil homme à la barbe blanche agita sa main droit vers son collègue pour lui signifier de ne pas l'attendre et se rapprocha ensuite d'Uriel toujours bien fixe à son poste. Incertain, l'humain en armure attendit patiemment que son interlocuteur lui demande quelque chose comme à chaque fois. Pourtant le professeur déjà âgé ouvrit la bouche non pas par une demande mais plutôt pour entamer une simple discussion :

- Alors garde, quel est votre nom ? Depuis combien de temps êtes-vous en poste ici ? Vous avez du voir de bien nombreuses choses non ?

Uriel se demanda où voulait en venir le vieillard mais se contenta pourtant de répondre humblement à son interlocuteur comme si il désirait vraiment parler à quelqu'un alors qu'il ne faisait que ça de la journée ! Il chercha d'abord ses mots avec difficultés mais pourtant, dés que le premier fut prononcé, l’avalanche s'ensuivit :


-Oui et non monsieur : je suis censé rester vigilant et en alerte tout le temps où je suis de garde alors je manque beaucoup de choses intéressantes mais il m'est parfois donné de voir des personnes surprenantes passer sous ces arches pourtant il y a peu que je puisse vous décrire.


Le vieil homme hocha la tête et commença à discuter avec le jeune garde impérial, jusqu'au retour de sa classe, et de son autre ami professeur, où Uriel vit partir le professeur et sa troupe en ressentant une pointe de regrets : le vieillard lui avait enfin permit de vider son sac sur l'amertume qu'il ressentait à propos de la grande arnaque qu'avait été sa fonction et sur bien d'autres choses. La fin de la journée se révéla être aussi morne et monotone que les autres sauf l'apparition d'une femme aux ailes noires qui s'assit sur une fontaine proche et cette femme semblait très préoccupée. Regardant à droite et à gauche, Urile se rendit compte que plusieurs autres gardes étaient déjà là et que son absence passerait inaperçue. Franchissant d'un pas souple les arches sous lesquelles les gardes impériaux veillait toujours, le jeune humain franchit la courte distance qui le séparait de la fontaine où était assise la Mzékil. Arrivant à quelques pas, il vit la jeune femme avoir une réaction hostile à son encontre aussi s’arrêta-t-il. Parlant d'une voix calme et enutre, le garde impérial dit pour rassurer la femme :


-Ne vous en faite pas, je ne suis pas là pour chercher la moindre querelle, je suis juste venu vous demander si vous aviez besoin de quoi que ce soit car tel est mon rôle en tant que garde : venir en aide aux gens...


La phrase était simple et facile à comprendre alors Uriel espérait qu'elle apaise un peu la Mzékil assise sur la fontaine mais, par mesure d prudence, le jeune homme avait lui aussi resserrer son emprise sur la Hallebarde affûtée. Un frisson lui parcourut à nouveau l'échine et Uriel se souvint de cet étrange mauvais pré sentiment qui l'avait étreint au début de la journée : cette femme représentait-elle un danger ? Était-elle une ennemie de l'empire ?

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Say'Ui Hantar
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Sam 4 Fév 2012 - 13:17

Des bruits de pas me tirèrent de mes pensés. Quelqu’un s’approchait de moi. Discrètement je posais la main droite sur mon épée, prête à dégainer. Je tournais la tête vers l’origine du bruit. Un homme se tenait à quelques pas de moi. Il portait la tenue des gardes impériaux. Il me dit de ne pas m’en faire, qu’il ne cherchait pas la moindre querelle. Il me demanda si j’avais besoin de quelque chose. Je relâchais la pression sur mon arme et finit par défaire ma main de sa garde. C’était un humain, du moins c’Est-ce que je pensais. Je n’aimais pas trop ceux de cette race, sans savoir pourquoi. Surement parce qu’il était trop fragile à mon goût. Je soupirais longuement. Mon regard se porta sur la fontaine puis à nouveau sur lui. Heureusement qu’on ne pouvais pas lire les pensées. J’aurais été dans une merde incroyable. Je finis par prendre la parole après une longue minute de réflexion.

Bonsoir camarade, dis-je en souriant, Je n’ai besoin que de parler si le cœur vous en dit. Pas pour me plaindre, évidement, mais histoire d’avoir un échange avec un collègue plus haut gradé que moi. Je me nomme Say‘Ui Hantar et vous?

Je lui sourit doucement. J’essayais de me lever, pour me mettre à son niveau, mais l’alcool était encore trop pesante dans mon corps. Si je rejoint la résistance je risque de boire encore plus à mon avis. Ou peut-être moins, qui sait. J’entendis un rire cristallin au loin. Un rire de femme cherchant à séduire. Un rire qui me plus énormément et qui produisit un léger chatouillis au creux de mon ventre. Doucement je portais la main gauche vers cette sensation étrange et pourtant bien connue. Mon regard plongea dans celui de l’humain. Je crus y déceler beaucoup de douceurs et de gentillesses. Ça existe encore ça? Je soupirais une fois encore. Une tahora passa non loin de nous, elle portait des courses. Surement une esclave… Je fermais les yeux un instant, la tête me tourna et je faillis rendre mon dernier repas. Je rouvrit précipitamment mes paupières. Je n’allais tout de même pas vomir devant un haut-gradé, si? La nausée passa. Un cri fendit la nuit, faisant taire toutes voix. C’était un cri de femme. Je me levais d’un bond et en cherchais l’origine. Nouveau hurlement dans l‘obscurité. Ça provenait d’une ruelle non loin de là où nous étions. Mon regard vint à la recherche de celui du garde. Devions-nous aller voir ce qu’il se passait, ou rester de marbre et faire comme si de rien était?

Je n’attendis pas la réaction de mon collègue et me ruais vers l’origine des cris. En cinq minute je fus à l’entrée de la ruelle, qui se révéla être un cul-de-sac. Il y avait là deux arcaëlliens et une arcaëllienne. Cette dernière était acculée au mur. Elle pleurait à chaudes larmes, suppliant ses agresseurs de la laisser tranquille. L’un des arcaëlliens ricana moqueusement et fit un pas vers la pauvre femelle apeurée. Je remarquait alors qu’elle avait des ailes grises. Une elfin? Allais-je la laisser subir des tourments ou l’aider? Je fixais la scène ne sachant pas quoi faire. Des bruit de pas me parvinrent alors de derrière moi. Un troisième agresseur ou le garde? J’allais bientôt le savoir.
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Uriel Crowens
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Dim 5 Fév 2012 - 11:43

Uriel, parvenu à la hauteur de la femme soldat, se raidit un peu en la voyant poser la main sur la garde de son épée : pourquoi une réaction si hostile ? Il pouvait y avoir beaucoup de raisons bien sûr mais cela le troublait un peu quand même. Des paroles apaisantes fusèrent donc tout naturellement de la bouche du garde, rompu à l'art du discourt calme et apaisant par les milliers de visiteurs énervés qui avaient défilés devant lui. Que ce soit à cause de cette facilité du langage, de son apparence général ou une autre raison inconnue du garde impérial, la Mzékil aux ailes noires rangea son arme et se détendit quelque peu. Uriel relâcha la pression sur la hampe de son arme de combat qu'il avait resserrer sans s'en rendre compte : en effet, en combat, un Mzékils serait plus fort que lui si on lui laissait le temps d'imposer son rythme mais à l'inverse, si le garde frappait en premier le sort de son adversaire serait réglé. En effet, il fallait bien que l'homme compense ses faiblesses physique par autre chose et ces choses étaient une hargne et une rapidité surprenante pour quelqu'un de sa carrure. Pourtant la perspective d'un combat dont l'humain n'aurait nullement comprit le but semblait s’effacer. En effet, le femme finit par avoir un pâle sourire et demander ''l'aide'' du garde mais en tant qu'oreille attentive et cela trouble un tout petit peu Uriel : d'habitude, on ne demandait nullement son avis avant de lui balancer une série de plaintes hurlantes au creux de l'oreille.


Quand il entendit le nom un peu compliqué de son interlocutrice et l'allusion à son haut grade, le jeune homme esquissa un sourire invisible sous son heaume ouvragé en forme d'aigle impérial. Il se hâta de préciser à la Mzékils apparemment troublée :

- Pas de problème madame, je serait là en cas où vous auriez besoin d'une oreille attentive : je suis souvent en poste devant ce bâtiment [désigne l'espèce de grande bibliothèque derrière lui] si vous voulez me voir, appeler juste "Uriel" et j'arriverais.


Dans un sens le garde impérial avait répondu à sa question : elle avait dû facilement deviner qu'Uriel était son prénom après tout. Alors qu'il allait poursuivre à parler à l'ange noire de manière rassurante, cette dernière se leva d'une manière mal assurée : elle ne semblait pas blesser et en se rapprochant rapidement d'un pas, l'humain ressentit des relents d'alcool... La dame serait-elle ivre ? Se remémorant les déboires de certains de ses collègues avec l'alcool qui les rendaient amer et déprimé, Uriel se demanda un court instant ce qui poussait la femme à boire jusqu'à plus soif . Mais un cri lointain, enfin pas si lointain après réflexion brisa durement toutes les pensées compliquées d'Uriel. Il faillit planter là son interlocutrice pour aller voir mais cette dernière le dépassa en courant et l'humain sourit : le coeur sur la main ou bien une soif de bataille ? En tous cas, il rattrapa avec quelque secondes de retard la femme soldat qui se tenait dans une ruelle face à deux agresseurs. Se rapprochant, Uriel remarqua juste à temps un troisième adversaire qui venait de sortir des ombres d'un tas de détritus. Ce petit félon tenait un couteau brillant dans sa main. Plissant les yeux, le garde en armure se rapprocha du troisième brigand qui dû sentir une présence menaçante dans son dos : il se retourna brusquement et on put l'entendre déglutir difficilement, l'homme ne s'attendant pas à tomber sur une armure géante à l’effigie de l'empire. Profitant de la surprise du petit traître, Uriel lui envoya son poing dans la figure ce qui eu pour effet de l'étaler avec le nez en sang : le gant étant renforcé et couvert de métal ou d'or, le coup donné était vraiment costaud. Il acheva sans pitié l'homme d'un coup de botte ferrée qui l'envoya dans les bras de Morphée si pas ailleurs. Prenant sa voix la plus lourde et impressionnante, Uriel dit :


-Au nom de l'empereur arrêter ceci ! Sous le regard vigilant d'un garde impérial, aucune bassesse de ce genre ne sera perpétrée !


Cette bouffonnerie à propos de son importance avait en général beaucoup d'effet sur les petites frappes qui se disait qu'attaquer un représentant direct du pouvoir de l'Empereur n'était pas un bon choix de carrière : est-ce que ce petit stratagème allait marcher cette fois ?



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Say'Ui Hantar
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Lun 6 Fév 2012 - 7:09

Je fixais la scène ne sachant pas quoi faire. Des bruit de pas me parvinrent alors de derrière moi. Un troisième agresseur ou le garde? J’allais bientôt le savoir. L’inquiétude guettait mon cœur. Je n’étais guère en mesure de combattre qui que ce soit au vu de mon état aussi bien mentale que physique.

C’était Uriel, j’en fus un peu soulagé. Un troisième agresseur sortie de sa cachette. Ils étaient donc trois contre une pauvre elfin sans défense. J’eus un soupire las et dépité. Dans quel monde vivions nous? Je regardais Uriel un instant puis reportais mon regard sur la petite équipe. Un elfe, un tahora et un humain. Assez amusant en soit que ce mélange. Le dernier membre tenait un couteau à la main. Je déglutis difficilement et portais une main vers mon épée. Uriel s’approcha de l’homme armé et quand celui-ci se fut retourné, le garde lui envoya son poing dans la figure. L’homme s’ écroula. Uriel le finit d’un coup de botte bien senti. Ses deux comparse semblèrent un peu inquiet. Ils eurent un mouvement de recule. Sur leur visage on pouvait y lire une certaine peur. L’elfin quand à elle pleurait à chaude larmes. Elle supplia qu’on la laisse. J’eux un sourire triste à son égard. Paria… victime idéale.

La voix d’Uriel s’éleva dans l’obscurité de la ruelle. J’en fus toute retournée. Il y avait un puissance dans son ton, une assurance. Les deux agresseurs se regardèrent un petit temps, semblant réfléchir. Puis après réflexion l’elfe prit la parole. Il annonça qu’ils étaient là pour s’amuser un peu et pas pour martyriser la jeune elfin. Il s’excusa au nom de ses amis. Les deux comparses ramassèrent leur camarade au sol et prirent la fuite tel des lièvres devant le renard. Le tahora me bouscula en passant, j’émis un grognement. Il s’excusa et continua sa course. Ils étaient partis. Je fixais l’elfin, qui s’était littéralement écroulé au sol. Elle était secouait par de grands sanglots. Elle ne cessait de dire merci.

Je finis par décider de m’approcher d’elle. Après une minute de réflexion je m’accroupis afin d’être à son niveau. Elle leva la tête et me fixa, les yeux rougis par les larmes. Je posais une main sur sa joue, de façon très maternelle, et lui dis:

Bonsoir mademoiselle, Je lui fit un sourire rassurant, Je me nomme Say’Ui Hantar, soldat de l’Empire. Tout va bien maintenant. Pouvez-vous vous relever?

Elle hocha la tête. Je me mis debout et lui tendis la main droite qu’elle attrapa. Une fois sur ses pieds, elle nous remercia encore. Une fois fait, elle se dirigea d’un pas chancelant vers la sortie de la ruelle. Une fois devant l’ouverture menant à la place, elle s’arrêta et dit d’une voix triste que nous étions des héros. Ses héros. Puis elle disparut. Je soupirais de soulagement et reportait mon attention sur l’humain en armure. Il m’avait impressionné. Quelle force, quelle détermination. Un vrai garde.

Merci de m‘avoir suivie. Je crois que seule je n‘aurais rien pu faire.

Je lui souris doucement. J’étais lasse de ces combats, lasse de cette vie.
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Uriel Crowens
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Mar 7 Fév 2012 - 21:08

Bien qu’extrêmement brutale, la méthode du garde impérial fit son petit effet. Mais après tout, si un soir un grand type de deux mètres en armure sertie d'un grand crâne humain grimaçant en guise de ceinture vous attaquerait... Vous feriez quoi vous ? Enfin soit, les camarades du pauvre bougre au nez à présent aussi plat qu'un type s'étant prit une raclée par un boxeur poids lourd le ramassèrent et décampèrent. Outré par la ''raison'' qu'évoquèrent les deux brigands pour justifier leurs actes malsains, Uriel faillit en cogner un deuxième juste pour lui apprendre un peu le respect et le savoir-vivre. Une fois les trois types hors de vue, l'humain soupira et se souvint avec une pointe d'amusement le ton formel et autoritaire qu'il avait prit pour parler aux autres agresseurs il y a un instant. Un vrai ton d'empereur à n'en pas douter ! Souriant sous son heaume qui renvoyait à un observateur extérieur un regard froid et vigilant, peu rassurant pour l'elfin toujours prostrée sur le sol mais bon. Décidant d'enlever mon heaume doré, j'exposai pour une rare fois mon visage au monde qui était sans doute moins intimidant qu'un heaume de guerrier. Passant une main gantée de mailles dans ses cheveux toujours coupés en une brosse sévère, le garde se demande que dire à la jeune femme en pleurs. Et c'est à ce moment que la Mzékils qui l'accompagnait depuis à peine quelques minutes se révéla être d'une surprenante douceur : elle discuta avec des phrases simples et rassurantes.


S'écartant en tenant son heaume sous le coude, le garde détailla un court instant la femelle qui balbutiait. Entendre de sa bouche que le garde impérial était un héros lui laissa un goût amer dans la bouche : il n'avait vraiment rien d'un héros oh non ! Relégué dans l'ombre d'un bâtiment représentant l'autorité absolu de l'empereur, il n'était rien de plus qu'un fonctionnaire si on escomptait les rares occasions où il avait exécuté des missions sur le compte d'un Mzékils important. Et même dans ces cas, la gloire qu'il avait obtenue n'était qu'une lueur éphémère dans la nuit d'ignorance car bien vite les dirigeants oubliaient son nom pour passer à autre chose. Cela le fit rapidement grimacer mais, apercevant un mouvement, Uriel calma son visage et reprit une expression sereine. Renfilant son heaume juste à temps pour masquer les restes de sa grimace écoeurée, le garde baissa les yeux vers la femme qui lui parlait. Hésitant un instant à sa réplique, le jeune homme faillit réagir comme un garde et se frapper le point sur la poitrine en clamant comme un idiot qu'il n'avait fait que son devoir. Résistant à ce réflexe conditionné en lui, il préféra plutôt hocher un peu le buste puis de lui dire d'une voix douce :


-De rien Madame, c'est tout naturel : n'importe quel sujet respectueux de l'empereur aurait fait de même.


Conscient d'avoir malgré tout prit un ton d'une agaçante rigueur militaire, le garde impérial soupira et enleva une nouvelle fois son heaume : sur son visage se peignait un sourire peiné :

-Humpf, encore une habitude de garde de toujours parler ainsi. En tous cas, je n'ai pas envie de retourner à mon poste à présent... M'accompagnerez vous ? Nous pourrions discuter de vous à présent car vous n'avez toujours pas répondue à ma proposition d'aide tout à l'heure...


Peut-être une autre façon de finir la soirée qu'en restant droit comme un piquet venait-elle d'apparaître à Uriel ?
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Mer 8 Fév 2012 - 7:47

Je lui souris doucement. J’étais lasse de ces combats, lasse de cette vie. Je levais doucement la tête vers le firmaments et y admirais un instant les étoiles. Elles brillaient de mille feux ce soir. J’esquissais un petit sourire contrit. Uriel me ramena à lui de par sa voix qui s’éleva doucement dans la petite ruelle maintenant désertée. Il me dit, en résumé, que son acte était normal. Si seulement il savait. Ha que c’est doux de voir une bonne âme, mais tous les sujets de l’Empire ne sont pas ainsi. Parmi mes camarades soldats, nombres n’auraient aucunement agis face à cet acte. Je remarquais alors qu’il avait ôté son heaume. Il était bel homme. Cheveux raz, yeux gris acier. Son regard me captiva. Des yeux pareils ça ne s’oublie pas. Un sourire peiné s’afficha alors sur son visage. Il ouvrit la bouche et me dit:

-Humpf, encore une habitude de garde de toujours parler ainsi. En tous cas, je n'ai pas envie de retourner à mon poste à présent... M'accompagnerez vous ? Nous pourrions discuter de vous à présent car vous n'avez toujours pas répondue à ma proposition d'aide tout à l'heure...

Je le fixais avec une douceur quasi maternelle. Il voulez rester à mes côtés pour la soirée. J’hochais la tête, un peu intimidé pour le coup. Je le dépassais lentement et me dirigeais vers la place. Une fois là, je cherchais un banc libre du regard et une fois trouvé, je m’y assis. Je fixais le balais des va et viens nocturne de la capitale. Il y avait beaucoup de monde d’un coup. Les gens quittaient les taverne et autres lieux de débauches afin de rentrer chez eux. Je soupirais doucement. Je n’avais pas envie de rentrer. Pas envie d’être seule avec mes chagrins et souvenirs. Elle me manquait durement ma chère tahora. Mais, là était le passé.

Aujourd’hui j’était une fière soldate de l’Empire. Enfin fière… autant que faire se peut. Le régime ne me convenait plus du tout. Je le trouvais absurde, injuste et surtout illégitime. Si seulement… M’enfin, ça n’était guère le moment de penser à ça. Ni de le dire d’ailleurs. Mon regard se balada circulairement et tomba sur un jeune couple, lui était elfe et elle mzékils. J’eus un grognement de non satisfaction. L’Amour… qu’elle absurde chose. Mes yeux finirent leur course sur Uriel. Qu’allais-je lui raconté de ma pathétique existence?

Merci d‘accepter de m‘écouter. Dis-je d’une petite voix, assez inhabituelle pour ma personne Je ne sais par où commencer mon récit, hahaha.

J’eus un rire gêné. Un peu enfantin. Presque inaudible. Mon regard tomba sur mes pieds. J’avais tant et si peu à dire. Mes pensée s’embrouillaient dans mon esprit. Je n’étais pas particulièrement douée pour la conversation à dire vrai. J’étais plus du genre à répondre aux questions. Je soupirais longuement. Que pouvait bien penser ce garde impériale d’un petit soldat tel que moi?

Je relevais la tête vers Uriel et attendis qu’il manifeste un quelconque intérêt pour mes mots.
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Ven 10 Fév 2012 - 23:47

L'air entre lui et la Mzékils changea subtilement : peut-être qu'un embryon de camaraderie venait de se former en l'espace de quelques instants ? La femme venait peut-être de changer d'avis à propos de l'héroïque chevalier qui avait sens réfléchir sauvé une demoiselle en détresse. En tous cas le jeune homme ne regrettait en rien ses actes : défendre tout citoyen en danger de l'empire, même celui que tout le monde détestait et opprimait était sa mission, son idéal. Bien entendu, cet objectif idéaliste ne pourrait jamais être atteint et Uriel n'était pas stupide au point de croire qu'un jour tout le monde vivrait dans l'égalité et l'harmonie. Cependant le garde impérial se plait à croire que chacun de ses actes altruistes pouvait améliorer un peu le quotidien d'une personne ou l'autre. Laissant sa ''camarade'' prendre la tête en remarquant que sa question de tout à l'heure était restée sans réponses. Pourtant la femme aux ailes noires n'avait pas clairement formulé un refus donc Uriel se dit qu'elle désirait quand même sa compagnie. Pourtant, à première vue, la femme soldat était plutôt du genre solitaire mais bon "qui ne dit mot consent" comme on dit. Approchant de la place où le garde avait vu la Mzékils pour la première fois, il observa en réduisant la distance entre eux petit à petit. Une fois à quelques pas d'elle, l'humain s'assit sur le rebord du banc en bois qui grinça sous son poids assez élevé même sans son armure dorée.


Entendant un grognement s'élever de la gorge de la femme armée, Uriel crut que sa ''compagne d'un soir'' si on peut dire trouvait la proximité dérangeante mais ce n'était pas cela : la jeune femme en effet regardait de manière assez appuyée un jeune couple traverser l'endroit. Se demandant brièvement si ce mouvement d'humeur était dû à de la jalousie ou du dépit, le garde préféra contempler par la suite les étoiles et le ciel nocturne. Se sentant étouffer sous son heaume de fer, il l'enleva prestement et le déposa à ses pieds. Sentant l'air frais de la nuit caresser son visage, le jeune homme soupira et s’affaissa sur le dossier du banc qui grinça encore une fois. Sentant un regard peser sur lui, le garde impérial ne se retourna pas mais laissa son regard dériver sur la femme qui laisse échapper un commentaire amusé et craintif à la fois. Ne voyant pas trop comment la mettre en confiance, le garde se contenta dans un premier temps d'hocher la tête. Sentant comme une attente, Uriel tourna la tête dans la direction de la Mzékils et rencontra son regard qu'il fixa longuement. Prenant une petite inspiration, l'humain finit par dire :

-Tout histoire à un début, quelle est la votre ? Votre intégration dans l'armée ? Votre enfance ? La perte d'un être cher ?


En effet, Uriel voulait en savoir un peu plus sur son interlocutrice qui semblait avoir traversé quelque chose car on ne naît pas avec autant d'amertume dans le corps et l'esprit que lorsqu'il l'avait vue la première fois quelques heures plus tôt...


Dernière édition par Uriel Crowens le Mar 21 Fév 2012 - 13:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Dim 19 Fév 2012 - 19:20

Je fixais à mon tour le ciel étoilé. Il était clair, sans un nuage pour cacher la douce lune. Je fis un petit sourire timide. Les effets de l’alcool commençaient à s’estomper. Dans ma tête ça n’était guère clair pour l’instant. Cependant je n’en laissais rien paraitre. Je croisais les bras sur ma poitrine, réfléchissant. Dans le fond, qui étais-je? Une arcaëllienne, certes, mais encore? En dehors de mon métier, qui suis-je? Une pochtronne aux souvenirs fades? Une guerrière amère? Ou juste et simplement Say’Ui Hantar..? Je soupirais, ça se bousculait si vite dans mon esprit. Mon regard s’arrêta sur Uriel un instant puis il fit le tour de la place. Dire qu’en plein jour ça grouillait de monde. Le soir et la nuit on y voyait surtout des gardes et quelques couples parfois des voleurs. J’eus un sourire las. Ce monde était-il réellement juste? Qu’en savais-je? Ce qui comptait c’était de vivre aussi longtemps que possible. Je devais servir l’Empire. Là était mon rôle dans cette histoire que les Dieux contaient.

Uriel s’était assis sur le banc, je l’avais à peine remarqué. Mon regard se fit interrogateur. Pas envers lui mais envers moi-même. Oui, c’est assez idiot. Mais je réfléchissais encore à mon moi profond. J’étais une rebelle dans les tréfond de mon âme. Mais en surface j’étais un brave soldat capable de tuer un enfant pour faire parler les parents. Je pouvais torturer un bébé sans montrer le moindre remord. Nouveau soupire. La vois d’Uriel m’arracha de mes pensées.

-Toute histoire à un début, quelle est la votre ? Votre intégration dans l'armée ? Votre enfance ? La perte d'un être cher ?

Par où commencer mon histoire? J’entre-ouvris la bouche et la refermais aussi sec. Je commençais à lui conter mon enfance des plus heureuse. Enfant aimé et choyé. Septième enfant d’une fratrie de dix. Un pére haut gradé dans l’armée impériale. Une mère douce et aimante. Je n’avais rien de spéciale sauf… Oui, dans un soupire triste, je lui parlais de l’attaque de mon village. La perte tragique de ma mère et d’une partie de ma fratrie. Cela avait été dur. Je baissais la tête, c’était encore douloureux apparemment.

Je... Heu.. En fait… Mon regard se posa sur un enfant, surement orphelin. Ce fut terrible. Mon père changea du tout au tout. C’était fini le temps de l’insouciance. Je n’avais que 12 ans au moment des faits. Père nous apprit à combattre et à haïr les tahoras.

Je fit une pause dans mon récit pour écouter les bruits de la nuit. Au loin un rire se fit entendre. Un rire de femme suivit de près par celui d’un homme. Depuis quand n’avais-je pas ri franchement? Surement une éternité. Enième soupire las. J’avais envie de boire jusqu’à plus soif. Mais, par égard pour mon collègue haut gradé certainement, je n’en fit rien. Je retenais cette pulsion malsaine. Mes yeux se fermèrent tout doucement. J’expliquais ensuite que père était devenue un homme brutale voir violent. Malgré tout, je continuais de grandir.

Alors que j‘avais 17 ans, je fis une rencontre qui changea ma vie.

Je me tue. Allais-je oser en parler? C’était si douloureux, même après tout ce temps. Oui, encore plus que la perte de mère. J’entre-ouvris les paupières. Elle, si pure, si douce et si aimante. Mon premier amour. Allais-je le lui dire, à lui qui m’étais inconnu? Je me grattais la tempe gauche de façon nerveuse. Comme si ce geste pouvait effacer ces souvenirs qui me blessent. Je pris une grande inspiration mais rien ne vint. J’attendais donc qu’il m’enjoigne à continuer.
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Mar 21 Fév 2012 - 13:32

Ecouter, c'était justement le point fort du grand humain en armure bleu et or mais en revanche, ce n'est pas parce que l'on sait écouter que l'on sait aussi trouver des solutions ! Donc, cela troubla un peu Uriel de savoir que, quelque soit l'histoire qu'allait lui conter la femme, il ne saurait peut-être pas l'aider en fin de compte. Surtout que son instinct lui soufflait que la vie de la Mzékils n'allait pas être une histoire tout à fait banale : certes à l'avis du garde, son tragique passé allait lui sembler bien connu mais était-ce une raison pour le prendre avec désinvolture ou lassitude ? CERTAINEMENT PAS ! Le jeune garde impérial allait écouter, jusqu'au bout et avec attention : il allait lui porter une oreille attentive et... Peut-être même... Une épaule réconfortante si les souvenirs s’avéraient trop dur. s'enorgueillissant de cette résolution, le jeune homme fixa brièvement la guerrière et lui indiqua d'un geste rassurant qu'il était là si elle voulait parler et qu'elle pouvait tout lui dire : les secrets de sa vie ne quitterait pas ses lèvre's, même les plus honteux. Sa compagne eut beaucoup de mal à commencer à parler : les souvenirs trop longtemps contenu et les émotions y étant liés semblaient être une blessure encore à vif. Pourtant, Uriel en avait l'impression, il fallait que ça sorte : peut-être la combattante amère n'avait-elle eu jamais l'occasion d'en parler avec quelqu'un qui ne l'aurait pas juger. A présent, le jeune homme s'était présenté à elle, il fallait sans doute qu'elle en profite, qu'elle déverse tout.



Le début du récit finit par se moduler dans l'air rafraîchit de la nuit : avec pour seul témoin Uriel et les étoiles, la femme nommée Say'ui lui raconta son enfance dans sa grande famille. Puis vint le moment assez douloureux : celui où la mort se penchait sur la famille de la Mzékils et prélevait son dû par son haleine fétide et ses griffes acérées. Le jeune garde impérial pinça les lèvres silencieusement car lui aussi avait perdu sa famille dans des circonstances approchantes et entendre quelqu'un parler d'une histoire qui aurait pu être la sienne le troubla. Pourtant il redressa la tête, toujours aussi à l'écoute malgré son silence. Évitant de la fixer directement avec son heaume façonné pour ne pas l'intimider, il manqua de lui poser une main rassurante sur l'épaule mais suspendit son geste : cela aurait sans doute été déplacé. Pourtant, le récit évoluant de plus en plus sombrement, cette envie le reprit pour calmer l'ange aux ailes noires qui semblait vraiment peiner intérieurement à poursuivre son récit.



Sentant son trouble, l'humain caressa son heaume avant de l'enlever et de le tripoter entre ses doigts : une mauvaise habitude qu'il avait de le l'enlever et de le remettre même parfois au plein coeur d'une conversation. Pourtant, il était évident que la Mzékils aurait peut-être besoin de voir un visage humain plutôt qu'une face inexpressive en acier. Continuant à l'écouter jusqu'à la prochaine pause dans son monologue, il la fixa intensément, peut-être un peu trop pour ne pas que cela gêne mais il fallait qu'elle comprenne qu'il était là à écouter. Il tendit une nouvelle fois la main mais la retira vivement en se morigénant de vouloir se montrer rassurant au point d'en être trop familier : on lui avait enseigné que les anges aux ailes noires étaient les plus purs représentant de l’empereur alors... pas touche sans autorisation ! Pourtant, à défaut d'un contact, Uriel prit la parole de sa voix la plus calme et ferme pour enjoindre la femme à continuer, à sa vider de son amertume :


- Madame, n'hésitez pas et continuez : il faut que ces souvenirs qui vous emplissent d'amertume et de ressentiments s’expriment. Vous pouvez tout me confier, vos secrets ne franchiront pas mes lèvres, même si je dois brûler sur les bûchers de l'inquisition... Je ne parlerais pas de ce qui va être dit ici.


Le serment était prononcé à présent et même si elle lui annonçait être en réalité une rebelle ou quelque chose de vraiment gave, Uriel ne dirait rien car son honneur était supérieur à tout !
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Jeu 23 Fév 2012 - 16:07

Uriel avait ôté son heaume. Cela m’apaisa un peu, allez savoir pourquoi. Voir un visage était plus réconfortant qu’un ‘masque’ de fer. Je soupirais pour la millième fois. Où en étais-je déjà? Ha oui, elle… Comment en parler? Mon regard se porta une fois de plus vers le firmament étoilé. Le ciel était bien dégagé. Aucun nuage ne caché la lune qui était pleine. Bel astre des Dieux, aide moi à parler franchement pour une fois. Je baissais la tête fixant mes pied. Père répétait souvent que nous étions la race supérieur. Avait-il raison? Cet humain ne me semblait en aucun cas inférieur. Après tout, j’étais plus proche d’une éponge à alcool que d’une arcaëllienne. Je secouais la tête de gauche à droite, chassant cette triste pensée. C’est alors que s’éleva la voix de mon collègue.

- Madame, n'hésitez pas et continuez : il faut que ces souvenirs qui vous emplissent d'amertume et de ressentiments s’expriment. Vous pouvez tout me confier, vos secrets ne franchiront pas mes lèvres, même si je dois brûler sur les bûchers de l'inquisition... Je ne parlerais pas de ce qui va être dit ici.

Ne pas hésiter? Exprimer ce qui me fait tant de mal? Oui, il le faut. Mais comment le dire sans verser une larme de douleur? Il jurait de ne pas piper mot de mes dires. Lui accorderais-je ma confiance? Il me semblait bien sincère. J’hochait la tête de bas en haut et repris mon récit. Je parlait donc d’elle. Celle qui fit chavirer mon cœur comme un ouragan un bateau. Sans retenue je lui parlais de notre première fois. Nous avions fait l’amour des heures durant, sans se lasser. Elle m’avait redonné espoir de par sa douceur et ses mots. De sa beauté intérieur et extérieur j’avais gardé le souvenir ardent. De son amour j’avais gardé la flamme. De ses baisers tendre et aimant se souvenaient mes lèvres. Je passais un doigt sur mes lèvres, comme pour insister sur ce point. Mais voilà…

C’était une esclave… J‘avais 17 ans et elle 21 ans. Ses maîtres… ses maîtres… Par les Dieux….

Je cachais mon visage entre mes mains, sentant la douleur remonter le long de ma poitrine. J’avais vraiment mal. Comme jamais, en parler était bien dur à dire vrai. Certes l’eau avait coulé sous les ponts depuis mais… oui elle était toujours en moi. Je pris une profonde inspiration et continuais mon récit au travers de mes mains.

Ses maîtres la lapidère sous un faux prétexte. Je… Je n’ai rien fait. Je n’ai nullement osée m’interposer entre mon aimée et les jets de pierres.

J’avais tant honte de l’avoir laisser souffrir le martyr avant de rendre l’âme. J’étais pourtant là ce jour funeste. Mais mon père aussi. J’avais vu les miens lui lancer de gros cailloux, hurlant des insultes. Et moi… Moi j’étais rester sans rien faire. Ses cris de douleur hantés encore mes rêves. Je l’avais aimé et abandonné. J’étais tout aussi coupable que les lapideurs. Oui, voir plus encore. Je me tue à nouveau. Retenant les larmes. Après quelques minutes je repris mon récit. Je lui parlais des familles que j’avais tué au compte de l’Empire. De ce bébé que j’avais envoyé dans le feu. De cet enfant que j’avais torturé pour faire parler les parents. Et tant d’autres crimes légales.

J‘ai tant honte de ce que je suis que parfois… parfois je… j‘aimerais…

Le mot ne venait pas. Je ne voulais pas qu’il sorte. Je fixais à nouveau mon acolyte. L’humain au cœur pur. Que pensait-il de moi? Une mzékils follement amoureuse d’une tahora qui de surcroit est une esclave. Un sanglot s’échappa de mes lèvres. Qui étais-je? Où allais-je? Devais-je trouver un but afin d’avancer à nouveau? Trois questions dont les réponses m’échappées. Trois questions au sens lourd et cruel.
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Sam 25 Fév 2012 - 15:07

Un frisson parcourut l'échine d'Uriel : pourquoi avoir prêter ce serment ? L'avait-il fait sur un coup de tête ? Non, il ne le faisait jamais (même si une malicieuse petite voix dans sa tête clama le contraire avec amusement !) Alors, cette promesse était réfléchie et il allait la tenir. Se replongeant dans ses souvenirs, Uriel se rappela la dernière fois qu'il avait fait un serment mettant en jeu son honneur : cela ne remontait à pas si longtemps, quand il avait découvert Syrène, l'assistante bibliothécaire en train de lire des ouvrages très peu recommandables. En effet, la jeune femme avait piqué des livres où des scènes assez érotiques étaient largement décrites pour ''passer son temps et éviter de s'ennuyer''. Rapporter un tel acte aurait sans doute valut la place de la jeune femme si pas sa tête donc le garde impérial avait promit de se taire à jamais, laissant la jeune femme garder à la fois sa place et sa tête sur ses épaules. Donc, pouvait-on faire confiance à l'humain en armure ? Certainement, même pour les choses les plus grave... Enfin quoique de nos jours, tout ce qui sort de ce qui a été dicté par les lois Impériales sont considérées comme ''grave''. Donc, continuant à adopter une expression de neutralité rassurante, absente de toute trace de mépris ou de jugement négatif, Uriel continuait d'observer la femme qui avait de plus en plus de mal à poursuivre son histoire. Le garde pouvait comprendre qu'il était difficile de parler et donc ne la pressa-t-il pas mais il aurait aimé pouvoir alléger sa peine et l'aider à se libérer du poids qui écrasait son âme et voûtait son dos sous le poids du remords ou de la honte.



Apprendre qu'une grosse partie, si pas toute, la peine qu'elle ressentait était liée à un amour féminin ne troubla pas Uriel : le garde impérial préférait de loin voir deux personnes s'aimer sincèrement comme cela semblait avoir été le cas entre la Mzékils et son amante, que dix milles autres qui s'aimaient d'un amour hypocrite en craignant le jugement des autres sujets de l'empereur. Car, oui, et même si c'était un raisonnement idéaliste et "bisounours" comme le disent les jeunes d'aujourd'hui, le jeune homme aimait l'amour entre les êtres. Le garde s'étrangla en se rendant compte qu'il avait dit ''les jeunes d'aujourd'hui'' en parlant de personnes qui n’avaient que quelques années en moins que lui : était-il déjà un vieux coupé du monde et de l'évolution de la vie ? Rester comme statufié à longueur de journée l'avait il séparé du cours de l'existence des gens ''normaux'' ? Craignant que sa camarade le prenne mal, l'humain en armure ornée dit à voix basse mais audible :

-Sommes nous des étrangers envers notre propre monde que pour vouloir aimer librement et penser par nous même ?


Soudain Uriel serra le point : cette pensée était limite blasphématrice aussi se sentait-il un peu souillé de l'avoir prononcé mais lors de ses rares moment de doutes, le jeune homme se posait tant de questions. Et malheureusement pour lui, personne ne pouvait répondre à ses propres questions : quelle ironie n'est-ce pas ? Lui qui est chargé de fournir renseignements et espoirs, on ne peut pas faire de même avec lui. Il se rendit compte que la femme aux ailes noires aussi avait ressentit le doute : un doute qui avait causé la mort de son amante par ses maîtres sans qu'elle s'interpose pour l'aider. Le garde Impérial comprenait à présent pourquoi sa camarade déprimée était tant habitée par l'amertume : elle avait perdue l'être qui lui insufflait la joie de vivre à cause de son inaction. Une telle blessure ne se refermerait sans doute jamais totalement mais peut-être qu'Uriel y arriverait un peu. Il ressentit finalement l'abysse de désespoir qui rongeait sa camarade Mzékils et décida de faire au moins quelque chose pour elle... Mais quoi ?




Se sentant stupide et impuissant, le jeune humain saisit la main de la femme avec douceur et dit d'une voix calme en tenant son heaume sous le coude :

- Venez, ne parlons pas plus ici, je vous emmène dans mon appartement : je vous y ferais du thé ou quelque chose de plus fort si vous le désirez et là bas vous me raconterez tous les bons moments que vous avez vécu sans exceptions. Je ne veux pas vous voir penser à autre chose qu'à cela c'est compris ?



Uriel était maladroit certes, mais n'ayant jamais connu de véritable amour et en ayant encore moins perdu que pouvait-il faire d'autre ? Serrant toujours la main de la femme d'une poigne aussi douce mais ferme que possible , il la conduisit jusqu'à son modeste logement : il était propre, bien rangé et décoré avec soin : son propre tableau qu'un ami lui avait peint, quelques plantes vertes et une grande fenêtre récemment nettoyée donnant sur un canal coulant paisiblement... Tout avait l'air paisible et soigné. Revenant avec du thé en s'étant débarrassé de ses armes au passage, Uriel invita l'ange noir à s’asseoir du mieux possible avant de la servir. Le garde prit ensuite la parole avec douceur :

- Alors, comment était elle vraiment ? Redite-le, concentrez vous sur son joli sourire, sur sa voix... Tous ses souvenirs heureux, il faut que vous vous en imprégniez en oubliant le reste dans un premier temps...


Certes, ce n'était pas du travail de psychologue agrée mais Uriel n'était qu'un humain et il faisait ce que faisaient tous les humains dans ce genre de cas : de leurs mieux...
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Dim 26 Fév 2012 - 9:49

La douleur déchirée mon pauvre cœur malmené. Oui je souffrait encore de cette perte atroce. Oui j’avais mal comme une enfant. Pour la première fois depuis des années, je pleurais. En silence certes, mais les larmes dévalée mes joues telle un torrent. Pourquoi n’avais-je rien fait? Etais-ce du à mon jeune âge à l’époque? Mon regard fixa le vide. Je revoyais ses traits. Je revoyais son sourire. J’entendais même le clair son de sa voix. Une voix douce. Jamais de l’amertume dedans. Toujours de la joie. Et si… et si elle avait survécue? Après tout j’étais partie avant la fin de la lapidation. Peut-être qu’une bonne âme l’avait secourue. Cet espoir était nouveau pour moi. Pouvais-je y croire? Juste un peu, une lueur d’espoir dans mon sombre univers.

Je savais qu’Uriel avait parlé, cependant je ne l’avais pas écoutais, trop plongée dans mes pensée. Une boule se forma au creux de mon ventre. C’était douloureux. Je pleurais telle une enfant. La perte de cet être cher. Une déchirure dans mon âme. J’enfouis de nouveau ma tête dans mes mains. Pourquoi souffrais-je autant après tant d’années? Un sanglot souleva ma poitrine. Elle me manquait. Sa façon de me dire ‘je t’aime’, sa chevelure longue et soyeuse que j’aimais tant caresser, son regard doux sur moi. Orine… tu me manque.

La voix d’Uriel me ramena à la réalité. J’ouvris les yeux et sortie ma tête de mes mains. Il voulait qu’on aille chez lui. J’acquiesçais du chef, il avait saisi mon poignet et m’entraina à travers un dédale de rues et de ruelles. Nous arrivâmes rapidement chez lui. C’était assez modeste mais propre, bien rangé et décoré avec soin : un tableau le représentant trônais dans la pièce, quelques plantes vertes et une grande fenêtre donnant sur un canal coulant paisiblement... Tout avait l'air paisible et soigné. Pas comme chez moi où régnait le désordre. Je soupirais et m’assis sur une chaise. Il revint avec du thé. Je remarquais qu’il s’était défait de ses armes. Cela, étonnement, me soulagea. Il me demanda ensuite plus d’information sur mon aimée.

Je restais un instant sans dire un mot, remarquant que les larmes avaient cessées. Je ne pleurais plus. Afin de lui répondre je fermais les yeux. Comment était-elle? Vaste question. Je visualisais parfaitement son visage. J’eus un sourire aimant. Elle était si belle.

Elle était toujours vêtue de blanc. Elle avait une longue chevelure d‘ébène et des yeux d‘un bleu océan. Je fis une pause Elle a été vendu par ses parents alors qu‘elle avait 9 ans. Je ne savais pas trop quoi dire à dire vrai, je partais dans tout les sens. Son rire était une merveille et sa voix un apaisement.

Je continuais de parler d’elle, jusqu’à épuisement du sujet. Je fit le tour de ses qualités. Pour la première fois, je sentis qu’elle était en vie en vérité. Oui, elle devait l’être mais en moi. Ou… peut-être… Non elle était morte mais vivante dans mon cœur. Que pouvais-je dire de plus à cet homme?
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Lun 27 Fév 2012 - 22:20

Bercé par les senteurs du thé douce du thé qu'il avait lui même préparé, le jeune homme se retrouva une fois de plus à écouter sa camarade plus âgée lui conter sa vie et son histoire tragique. Certaines mauvaises langues auraient pu dire que le jeune homme était mû par une curiosité morbide : qu'il obligeait la jeune femme à parler pour en entendre encore plus sur la disparition de l'être le plus cher aux yeux de la Mzékils. Enfin, les seuls qui auraient osé dire de telles ignominies se seraient surement vu privés de leurs langues, clouée au sol ou au mur par l'épée du garde impérial. Si jamais Uriel plongeait volontairement la femme dans un océan de souvenirs doux-amer c'était justement pour qu'elle se raccroche au bonheur qu'elles avaient connues lors de leur relation comme un noyé à sa bouée. Le seul but du garçon à cet instant n'était pas de se nourrir de rêves briser et de douleur, non, il voulait au contraire se rapprocher un peu de la lumière du sourire que l'ange aux ailes noires pourrait afficher en pensant plus fort à son aimée. Après tout le jeune homme n'avait-il pas toujours été ainsi ? Altruiste et ouvert... Sans oublier sa grande partie naïve qui lui faisait qu'il allait comme par magie trouver la solution miracle après que la femme lui aie tout dit à propos de sa relation avec son amante décédée. Pourtant, fallait-il pour autant baisser les bras et dire ''elle est morte et pis c'est tout'' ? Pas du genre d'Uriel tout ça non non non ! Mais quelles options s'offraient au jeune homme hum ?



En fait, il y avait un large choix mais quant à savoir lesquelles absolument éviter, c'était bien là une autre histoire... Bien sûr, le fait d'avoir vider son sac avait sans doute permit à la Mzekils de s'apaiser un peu mais de là à changer de sujet... N'était-ce pas encore un peu brutal ? Mais la femme, qu'Uriel refusait toujours de nommer malgré qu'il connaisse son nom, semblait à la fin d'un discourt de longue haleine plus calme et libérée d'une petite partie de son poids. Conscient qu'il avait au moins en partie remplie sa mission, le garde sourit naïvement à la femme plus âgée, comme un enfant ayant réussit à s'attirer les grâces de ses parents. Uriel se resservit une tasse et faillit aborder un nouveau sujet quand on frappa à la porte. Ne s'attendant pas à une visite à cette heure, le jeune homme se saisit de son épée sans pour autant la dégainer ou la tenir de manière agressive : elle était juste là en cas où, il était inutile de mettre son invitée en alerte pour rien sans doute. Ouvrant la porte avec vivacité, Uriel tomba sur Kassär, son ami peintre. Le joyeux luron souleva une bouteille d'un vin au fort fumet capiteux et il semblait à l'odeur du bougre que ce ne soit pas son premier verre. L'invitant de mauvaise grâce chez lui, le garde s'écarta alors que l'autre humain saluait gaiement son invitée aux ailes noires puis posant la bouteilles sur la table. Faisant comme chez lui, le poète sortit trois flûtes en cristal de l’armoire d'Uriel (un cadeau qu'il n'avait que peu utilisé vu qu'il n'y voyait aucune utilité) et servit le vin rosé. Finalement, de par sa gouaille et son sa franchisse, l'autre jeune homme réussit à avoir un petit résumé de la situation.




Hochant la tête comme plongé dans ses pensées, Kassär se leva et partit comme une flèche sous le regard ahurit de son ami humain, il revint face à Uriel encore plus surprit avec tout un tas de toiles et de pinceau. Il se plaça face à l'ange aux ailes noires et se mit à peindre à une vitesse effrayante ! D'abord curieux, le garde passa ensuite par l'incrédulité en passant par l'admiration avant d'être troublé : le jeune peintre n' était-il pas allé un peu fort avec sa peinture ? En effet, le petit tableau, d'une surprenante beauté, enflammait les yeux. Représentant le couple que l'artiste avait représenté le plus fidèlement possible grâce aux détails qu'il avait obtenu : l'ange aux ailes blanches tenait ses mains enlacée dans celle de son amante alors que son front doux reposait contre celui de l'autre femme aux traits plus creusés mais toujours magnifiques. L'espace restreint entre les deux corps abritaient une myriade d'étoiles brillantes qui constituait aussi le fond de la scène représentée sur la toile. Kassär sourit, fier de lui et présenta le tableau à la Mzekils en glissant dans un souffle "ainsi, elle vivra pour toujours non ?"
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MessageSujet: Re: Une nuit de réflexion [Uriel]    Jeu 1 Mar 2012 - 12:44

Il m’avait écouté. Etonnamment je me sentais légère, comme libérée d’un poids. Toute cette souffrance s’était muée en un espoir incertain et bien vivant. Si elle était en vie je pouvais la retrouver, même après toutes ces années. Mais l’était-elle? Je soupirais discrètement. J’avais envie de boire un peu. Mais ça n’était pas une envie comme à l’accoutumé. Non, j’avais envie de faire la fête et non pas me saouler la gueule comme une ivrogne. Un sourire se dessina sur mes lèvres. J’étais soulagée. Je me sentais vivante comme jamais. J’avais un but. Je devais la retrouver si elle était toujours de ce monde. Je ressentais un bonheur inexplicable en mon âme et cœur. Et si… oui.

J’étais absorbée par mes pensées joyeuses. Je ne fit pas attention au fait que l’on frappé à la porte. Je sortie de mes songes lorsqu’Uriel se leva. Je le fixais d’un regard interrogateur. Il allât ouvrir la porte. Un échange de paroles se fit. A ce que je pus en comprendre c’était l’un de ses amis venant offrir à boire. Uriel l’invita surement à entrer car un instant plus tard le camarade du garde était près de moi. L’humain attrapa des flûtes et les disposa sur la table. Un bon vin n’était pas de refus. Il nous servit des verre. J’attrapais le mien avec un peu trop d’empressement. L’alcool ce faux ami. Je trempais mes lèvres dans le liquide rosé. Avant d’avaler je le fit tourner dans ma bouche. Un bon cru à mon goût. Mon hôte fit un résumé de ce que je lui avais conté à Kassär.

Ce dernier se leva alors précipitamment et s’en partit chercher quelque chose. Il revint avec des toiles et des pinceaux. Je le fixais, perplexe. Que voulait-il faire? Je l’observais peindre, buvant mon verre tranquillement. Quand il eut fini il me montra son œuvre. Elle représentait Orine et moi très fidèlement. Elle était telle que dans mes souvenirs bien lointain. Mes yeux se mirent à me piquer. J’étais émue comme jamais. Je gargouillais un merci à peine compréhensible. Mes yeux ne lâchaient pas la toile. C’était tout simplement sublime. Dans un hoquet d’émotions je lui demandais le prix pour cette peinture. Ma main se saisit de mon verre que je finis d’une traite. Des larmes commencèrent à perler aux coins de mes mirettes. Je passais le revers de la mains pour les chasser. Je ne devait pas céder à la tristesse et la mélancolie.

Orine… mon aimée. Te voici de nouveau devant moi. Ce tableau apaisera peut-être ma peine et ma culpabilité. Si tu savais comme tu me manque ma toute belle. Je vois la vit d’un autre œil depuis que tu m’as quitté. Je ne t’oublierais jamais. Ma douce, ma tendre Orine. Toi qui fit de moi une femme et une reine. Reine de ton cœur comme tu était impératrice du mien. Jamais je ne te remplacerais. Je t’aime ma chérie.

Mon regard se posa sur Uriel et son compagnon. Je me levais promptement. Je voulais rentrer chez moi et accrocher cette œuvre dans l’immédiat. Je remerciais Uriel pour son hospitalité et glissais une bourses de quatre pièces d’or à son ami. Je lui fit un sourire radieux et me dirigeait lentement vers la porte, la toile sous le bras.

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Une nuit de réflexion [Uriel]

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